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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 19:45

Globalement, les poissons ma­rins sont moins contaminés en méthylmercure que les poissons de rivière. <BR/>

Globalement, les poissons ma rins sont moins contaminés en méthylmercure que les poissons de rivière. 
Crédits photo : DR
 RÉUNIS en août dernier à Madison (États-Unis) pour leur huitième conférence bisannuelle, plus d'un millier de spécialistes du mercure ont alerté l'opinion sur les dangers que ce métal peut constituer pour l'homme et le monde vivant en général. Ils ont rédigé à cette occasion un texte («La déclaration de Madison») et fait le point sur ce métal volatile toxique qui s'accumule dans la chaîne alimentaire, et tout spécialement dans la chair des poissons. Les conclusions des quatre groupes d'experts sont publiées dans un numéro spécial d'Ambio, la revue de l'Académie suédoise des sciences (vol. 36, n° 1, en ligne).
Les activités humaines rejettent aujourd'hui trois fois plus de mercure dans l'atmosphère qu'avant la révolution industrielle. 
Les experts avancent le chiffre de plus de 2 000 tonnes par an. Les centrales électriques au charbon - au pétrole dans une moindre mesure -, les cimenteries, l'industrie sidérurgique et les usines d'incinération représentent presque la totalité des émissions. Les volcans et les geysers rejettent eux aussi du mercure.
Les experts estiment que les émissions anthropiques sont restées stables au cours des trente dernières années. En effet, les pays développés sont parvenus à les diminuer alors que, dans le même temps, les pays en développement d'Asie et d'Afrique les ont augmentées. La croissance chinoise est encore une fois montrée du doigt.
Les émissions des pays européens sont passées de 500 tonnes par an à 300 tonnes dans les années 1990. En grande partie sous l'impulsion des Suédois, qui ont découvert à cette époque que leurs lacs étaient pollués au mercure par les incinérateurs. Ils ont mis alors au point des systèmes de filtre qui ont limité les émissions de poussières.
La toxicité du mercure a été mise en évidence pour la première fois à grande échelle au début des années 1950, à Minamata, au Japon. Le bilan avait été très lourd : 43 enfants mort-nés et 22 cas de malformation cérébrale. L'enquête avait révélé que la mort et les malformations des enfants étaient dues au fait que les mères avaient consommé du poisson contaminé. D'importantes concentrations de méthylmercure, la forme la plus toxique du métal lourd, avaient été relevées dans les poissons dont se nourrissaient les habitants proches d'une usine de PVC.
Dans le cerveau du foetus
Le méthylmercure est la forme la plus dangereuse pour les organismes vivants. « Au niveau actuel d'expositions, il constitue un problème de santé publique partout dans le monde », souligne «La déclaration de Madison». Le méthylmercure a en effet la particularité de traverser intégralement la paroi intestinale ou le placenta et de s'emmagasiner dans le cerveau du foetus ou des jeunes enfants sans être éliminé. « Il a un taux d'absorption de 100 % », souligne Alain Boudou, écotoxicologue spécialiste du mercure et actuel président de l'université Bordeaux-I.
« L'initiative de Madison est excellente. Il faut arriver à sensibiliser les populations », souligne Alain Boudou. Des études menées en France, qui seront prochainement publiées, montrent que chez des rats nourris d'aliments contenant de très faibles doses de méthylmercure, de nombreux organes subissent des lésions et pas seulement le système nerveux. Plusieurs études ont déjà montré que le méthylmercure ac croît le risque de maladies cardio-vasculaires chez les adultes.
Les experts réunis à Madison estiment que 50 millions de personnes dans le monde sont aujourd'hui gravement contaminées par le mercure. Ce sont toutes des victimes indirectes de l'orpaillage clandestin pratiqué dans les cours d'eau. Les orpailleurs utilisent le mercure pour fixer l'or présent dans les sols. S'échappant en partie dans l'eau au moment du lavage, il est transformé en méthylmercure par les bactéries et ingéré ensuite par les poissons. Ce sont les poissons carnivores qui l'accumulent le plus, car ils sont au sommet de la chaîne alimentaire. Les Amérindiens de Guyane, où la ministre de l'Écologie, Nelly Ollin, est actuellement en visite, font partie des populations les plus contaminées. Leur régime alimentaire est en effet constitué presque exclusi vement de gros poissons carnivores.
Globalement les poissons ma rins sont moins contaminés que les poissons de rivière proches des zones d'orpaillage clandestin. Néan moins, les experts demandent aux femmes enceintes et aux jeunes enfants d'éviter de manger les poissons carnivores à longue durée de vie comme le thon, la daurade, l'espadon, le requin ainsi que les mammifères marins. Ceux qui accumulent tout le mercure de la chaîne alimentaire marine. « Pour accroître les bénéfices et réduire les risques, les consom mateurs doivent choisir des poissons avec des forts taux d'acides gras », conseille «La déclaration de Madison».

Merci au Figaro pour cet article

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Alimentation. Alerte au mercure dans les poissons

06/2007
  •  Les activités humaines émettent plus de 2 000 tonnes de mercure dans l'atmosphère chaque année, 3 fois plus qu'avant la révolution industrielle.

    Le mercure, un métal toxique 
    > Or, un millier d'experts réunis aux Etats-Unis en 2006 ont dénoncé les risques du méthylmercure, la forme la plus toxique du mercure mercure en raison de sa grande stabilité et de ses effets cumulatifs dans la chaîne alimentaire. Le méthyle mercure est indosable dans l'eau de mer, mais il est absorbé et filtré par les micro-organismes tel que le phytoplancton; puis il est, aux étapes suivantes, concentré par les consommateurs successifs. Avec un taux d’absorption de 100%, le méthylmercure traverse en totalité la paroi intestinale ou du placenta par aller s’accumuler dans le cerveau du foetus ou des jeunes enfants. Le plus grave est que cette accumulation ne s’élimine pas ; elle est permanente. Chez l’adulte, le risque de maladies cardio-vasculaires est accru. 
    > Des rats nourris d'aliments contenant de très petites quantités de méthylmercure voient leur système nerveux ainsi que de nombreux organes endommagés. 

    Les risques du mercure 
  •  Ce métal peut constituer un grave danger pour l'homme, la faune, la flore, tout le vivant en général. Volatile toxique, le mercure s'accumule durablement dans la chaîne alimentaire, et notamment dans la chaire des poissons. 
    > La toxicité du mercure a été expliquée au grand public au début des années 1950 au Japon. Un drame a initié une enquête révélatrice. La mort de 43 enfants mort-nés et 22 cas de malformation cérébrale ont été déclenchées par la consommation par les mamans de poisson contaminé. Les concentrations de méthylmercure, relevées dans les poissons mangés près d'une usine de PVC étaient très importantes. Un problème de santé publique 
  •  En réalité, le mercure est suffisamment présent dans le monde entier pour représenter un vrai problème de santé publique. 50 millions de personnes dans le monde seraient aujourd'hui gravement intoxiquées par le mercure. L’orpaillage clandestin est une vraie plaie pour les cours d’eau, en Guyane notamment où les populations amérindiennes sont contaminées. Les orpailleurs utilisent du mercure pour fixer l'or trouvé dans le sol. 
    > Le mercure s’écoule dans l’eau où il se transforme en méthylmercure sous l’action de bactéries. Il se diffuse ensuite dans la chaîne alimentaire : poissons, notamment poissons carnivores qui l'accumulent le plus étant tout en haut de la chaîne alimentaire.


    Les sources du mercure ? 
  •  Il existe des sources naturelles sont les volcans et les geysers qui émettent également du mercure dans l’atmosphère. Il est présent à l'état naturel dans certains minerais ou émanations volcaniques ; avec les pluies et le lessivage, il s’accumule dans les océans à un taux moyen de 0.5 mg/1 à 3 mg/1.
  •  De nombreuses activités humaines émettent également du mercure : cimenteries, industrie métallurgique, incinérateurs de déchets, centrales électriques au charbon, et à un moindre degré centrales au pétrole.
  •  Les sources d’émission artificielles, dites « anthropiques » sont à peu près constantes ces 30 dernières années.
  •  A la baisse, l’émission de mercure des pays développés. Les émissions annuelles des pays européens ont diminué de 500 tonnes à 300 tonnes dans les années 1990. Les Suédois ont été les plus actifs, en réaction notamment à la pollution de leurs lacs par les incinérateurs de déchets. Ils ont installé des systèmes de filtre qui ont restreint les émissions de poussières.
  •  A la hausse, celles des pays en développement africains et asiatiques qui ont été grosso modo équivalentes à la baisse des pays riches. A l’horizon : la croissance chinoise, échevelée et peu contrôlée, peu écologique. 

    Alors quels poissons acheter ?
  •  Globalement, 1 espèce de poisson sur 3 est menacée d’extinction et la moitié parvient tout juste à se renouveler. 7% des espèces marines ont disparu depuis 1950. 29% des 600 espèces pêchées dans le monde sont en voie d’extinction totale : autrement dit, leur niveau est descendu à 10% de celui de 1950. 
    Alors, si on pose la question du point de vue de la préservation de la biodiversité et des espèces marines, il faut se référer aux listes des poissons en danger et de ceux relativement épargnés.
  •  Du point de vue de contamination au mercure, il faut préférer les poissons marins.Pourquoi ? Parce que les poissons de mer sont moins contaminés que les poissons de rivière, notamment ceux qui sont proches des zones d'orpaillage clandestin. 
  •  Il est souvent recommandé aux enfants et aux femmes enceintes de ne pas choisir des poissons carnivores de longue durée de vie (mammifères marins, daurade, thon, espadon, daurade, le requin).
  •  D’une manière générale, il faut choisir des poissons avec des forts taux d'acides gras pour réduire les risques. 
26 février 2007

Phobie du poisson et mercure

Hélène Baribeau, nutritionniste

À force d’émettre des mises en garde concernant la consommation de poisson et le mercure, ne sommes-nous pas en train de créer une phobie du poisson ou, pire encore, un excellent prétexte pour ne pas en manger?

Je suis outrée de constater le nombre de messages apparaissant un peu partout concernant le danger de manger certains poissons à cause de la présence potentielle d’un taux trop élevé de mercure. Même le récent Guide alimentaire canadien, à la suite de la recommandation de manger deux repas de poisson par semaine, émet un avis : « Santé Canada fournit des conseils visant à limiter l’exposition au mercure dans certains poissons. »
Ces nombreuses mises en garde contribuent au développement de croyances exagérées et nourrissent la peur. En plus, elles découragent ceux qui essaient d’intégrer le poisson dans leur alimentation.

Les bienfaits du poisson et particulièrement de ses oméga-3 abondent : protection cardiovasculaire, prévention de la dépression, réduction de l’inflammation, prévention des cancers, amélioration du développement neurologique des enfants, etc. Il est vrai que tous ces bienfaits ne sont pas prouvés hors de tout doute, mais les études en ce sens vont bon train. En plus, le poisson contient beaucoup de protéines et a une densité énergétique faible (peu de calories par rapport au volume), d’autres avantages nutritionnels non négligeables, en particulier pour la lutte contre l’obésité.

Les mises en garde concernant le mercure dans le poisson visent surtout les femmes enceintes et les enfants et concernent le thon blanc et non le pâle. On recommande de ne pas dépasser quatre portions de 75 grammes par semaine de thon blanc en conserve pour les femmes enceintes, et pas plus d’un repas par semaine pour les enfants de un an à quatre ans. Mais, entre vous et moi, combien de femmes enceintes consomment réellement quatre portions par semaine de thon blanc? Je doute qu’il y en est beaucoup, car selon une étude parue en 2006, pas moins de 84 % des Québécois âgés de plus de 18 ans auraient des apports insuffisants en acides gras oméga-3 d’origine marine. De plus, en 2005, les Canadiens ont acheté 160 millions de boîtes de thon, dont 83 % contenaient du thon pâle, et 17 % du thon blanc.
En tant que nutritionniste, je n’en ai pas contre la transmission d’informations concernant les risques associés à la consommation de certains aliments. J’en ai toutefois contre la façon dont on transmet les messages. Voici un exemple de message qui pourrait être mieux interprété : « Femmes enceintes, consommez du poisson pour nourrir le cerveau de votre enfant et assurez-vous d’alterner de façon hebdomadaire la consommation de thon blanc avec d’autres poissons. »
Les chercheurs sont d’accord : les avantages de consommer du poisson dépassent les risques, alors cessons d’appuyer sur le bouton d'alarme et mangeons notre poisson en paix!

» Lire nos nouvelles Plus de mercure dans le thon blanc en conserve et Les femmes enceintes devraient manger plus de poisson.

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Published by aquarium
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commentaires

Jacques 11/10/2009 17:52


Bonjour,
juste pour vous dire qu'il est difficile de lire le texte (couleur et fond incompatibles)
C'est dommage :-)